Retour sur le Grand Prix d'Italie
Écrit par Pascal Fravalo   
02-05-2008

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De retour à Marseille, un résumé de cette première épreuve de la saison 2008

Cela m'était pas arrivé depuis bien longtemps, d'arrivé la veille d'un départ de course Mini. Je me trouvais comme un pilote automobile, qui embarque dans sa voiture pour faire le meilleur temps, sans se soucier des préparatifs. C'est vraiment très agréable.
Nous sommes partis le samedi à 14H00, avec un peu de retard du à un changement de parcours. En effet le passage d'un front chaud, risquaient de nous barrer la route du Cap Corse. Il est donc décidé de partir directement vers le Cap Corse, et d'annuler le passage des iles de Porquerolles.
Un départ canon pour nous puisque nous franchissons la ligne en premier. C'est toujours agréable d'être bien positionné dès le départ, pour se mettre dans le rythme. Les conditios météo sont compliqué, mer bien formé avec très peu de vent. Vive le golfe de Gênes...
Nous avons décidé de garder la gauche du plan d'eau afin d'anticiper une rotation du vent au SE. Une première difficulté pour nous arrive à la tombé de la nuit, pour Grégory c'est différent il le savait, nous n'avons pas de gennaker. Une voile magique en mini, puisqu'elle sert dans le petit temps au près, au travers, et au portant dans du gros temps. Ce manque de voile, nous verrons par la suite nous a bcq handicapé, et nous avons du combler ce déficit par une attention particulière pour ne pas se faire distancer de trop.
A la tombé de la nuit, nos petit camarade ont hissé leur gennaker. Dès la première nuit, grâce à leur voile magique"deux concurrents ont pris le large, C20 et Bahia. Deux bateaux que nous reverrons plus. C'était le premier fait de course.
Le deuxième jour (Dimanche) de course se fait sans problème particulier et nous arrivons en fin de journée au Cap Corse. Nous devons à présent longer l'île de Capraia (Capri) et Elbe. La gestion des dévents des îles fut vraiment très compliqué, nous choissions de faire le chemin le plus court. Autre difficulté, c'est le courant entre les îles. Je me suis vraiment prit la tête, amplifié par un manque de sommeil, pour passer entre Elbe et Pianosa. Je me souviens de se phare qui est resté dans mon travers pendant plusieurs heures. Heureusement Grégory m'a sauvé en me remplaçant et j'ai pu allé dormir.
Cette troisième journée (Lundi), est vraiment bizarre. Une matinée sous un déluge d'eau, obligé de mettre sous pilote et de venir s'abriter à l'intérieur. Nous sommes en approche de l'ile de Giglio, que nous perdons de vu sous les trombes d'eau.
Notre classement au passage de Giglio est 5 ème.
Nou devons à présent remonter vers une porte situé entre Elbe et le continent Piombino.  Cette remonté se fait toujours dans du petit temps avec en milieu d'après midi 10 nds. Seule momment de la régat, ou nous pouvons emmagasiner des milles facilemment. Grande voile haute et grand spi.
La météo pour la nuit du Lundi à Mardi est compliqué. On nous annonce du SW (Libeccio), force 7/8 avec de la mer. Une bonne partie de la journée du Lundi nous serons sous l'appréhension de ce coup de vent. Des annonces du comité de course pour arrêter la régate, des petis message par VHF de coureurs inquiet des prévisions, un coureur annonce qu'il vient de tomber à l'eau sans bobo, mais nous dit par VHF de s'accrocher cette nuit. Bref une athmosphère un peu pesante. En attendant ce coup de vent, le passage Piombino se fait dans la pétole. Je décide de passer à gauche de la porte, le long d'Elbe et c'est gagnant nous resortons vraiment bien de ce passage. Un écart vraiment conséquent viens de se passer, entre le groupe de tête et nos poursuivant. Il ne valait pas rater le passage de cette porte.
Il est 01h00 du matin quand le vent daigne se lever. Petit à petit, le vent devient plus stable et nous avançons. Une annonce à la VHF d' un concurrent placé devant, nous annonces l'arrivée du SW, la fin de son message est bon courage. Sympa. effectivement peu de temps après, le vent rentre 25 nds. Le plus impressionnant c'est l'état de la mer, 4 à 5 Metres de creux. Nous manoeuvrons sur le pont, un ris, deux ris, un ris dans le solent, troisième ris. Le vent est monté à présent à 35 nds. Je me prends des paquets d'eau, je suis trempé. Nous décidons de tourner toute les 30 minutes. Je rentre à l'intérieur, c'est le cheker, j'ai froid et ce qui m'arrive pour la première fois, je tombe malade. Le froid, la fatigue a eu raison de moi. Je devrai enfiler La combianiason de survie pour me ré-chauffer enfin. Pendant ce temps grégory assure comme un chef. Au petit matin nous sommes éloigné du cap Corse et la mer devient plus praticable. La prochaine marque de parcourt est Gênes. Une marque passé en fin d'après midi en 3 ème position Scratch (2 ème série).
Cette première partie de régate c'est bien passé, l'entente avec Grégory est parfaite. La deuxième partie nous sera moins favorable, et difficile pour les nerfs.Le golfe de Gênes sera synonyme de "Pétole" jusqu'a l'arrivée.
De plus quelques approximations du comité de course, nous permettrons pas de garder l'avantage de la première partie. En effet le passage de l'ile de Gorgona (Nord est du cap Corse) va permettre à nos concurrents de revenir. La faute au pointeur de la marque qui annonce à la VHF de bien contourner cette Île ( 5 Milles). Aucun contrôle vient enterriner cette annonce, d'ou un flou pour les concurrents (Certain n'hésitant pas à bien raser l'île). Par respect pour le concurrent devant nous, nous décidons de suivre sa trajectoire et ainsi perdre un temps précieux.
L'arrivée à Gênes se fait Jeudi en fin de journée, le vent toujours aussi absent nous oblige à rester vigilant. A 3 Milles (6km) de l'arrivée, nous sommes à présent 3 bateaux à prétendre à un podium: Jolly Roger, Zoukati et nous. Zoukati prends l'initiative d'aller chercher plus de pression (Vent) a gauche. Un choix qui va s'avérer mauvais, la pression est plus forte terre. Nous décidons de continuer notre route vers la côte, petite pression qui nous donne un léger avantage sur nos concurrents. Jolly Rogers avec une trajectoire plus près du vent, reviens comme une balle et deviens notre adversaire principal. Le duel entre nous est digne de la coupe de l'America. Nous sommes à  1km de la ligne nous tenons notre 3ème place. Par excès de confiance j'empanne le premier, mauvais choix le vent continu de faiblir. Jolly rogers prends l'avantage. Il doit prendre la troisième place. Mais là le vent s'arrête net. Plus un soufle, nous revoilà à trois bateaux, dérivant vers la ligne.
Nous sommes à 300 mètre de la ligne. La loterie se met en place, et celle-ci nous attribue le numéro 5, notre classement série sur cette course. 
Le bilan de cette course est positif. Une très belle régate ou nous aurons jamais lacher prise, malgré des conditions de vent très compliqués. L'ambiance fut excellente avec Grégory, et c'était un plaisir de naviguer avec lui. Nous aurons peut être l'occasion de régater ensemble et cette fois sur FRA 566.
La suite du programme est la validation du parcours de qualification pour la transat 6.50.
A Bientôt
 
 
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