Comme vous le savez tous, Pascal participera à la Mini-Transat 2009 sur un bateau de série le pogo 2. Regard sur les performances de ces bateaux de série sur la première étape de la mini 2007.
La palme de cette première étape
revient à Stéphane Le Diraison sur son Pogo 2 qui a bouclé le parcours
de 1100 milles entre les côtes de Charente-Maritime et Funchal en 6
jours 10 heures 18 minutes et 08 secondes à la vitesse moyenne de 7,13
nœuds. Le second de cette étape de portant n’est autre que
Jean-François Quelen qui termine 2 heures et 36 minutes dans le sillage
de Stéphane. C’est Vincent Barnaud qui complète le podium à… 5 petites
minutes de Jean-François. Une navigation à vue qui montre à quel point
les bateaux sont proches en terme de performances. Six Pogo 2 trustent
les premières places, la place de 7e revenant à Bertrand Castelnérac
sur un… Pogo mais, 1.
« J’avais vraiment à cœur de bien attaquer
d’entrée et comme tous je savais que cela allait creuser par-devant. Je
ne voulais pas commencer la course en ayant un retard à combler. Je
voulais essayer d’imposer à mes concurrents, un rythme, une pression.
J’ai commencé par mettre du charbon pendant trois jours, j’ai vraiment
attaqué et j’ai beaucoup barré pour gagner des petits milles qui font
au final la différence. » déclare Stéphane Le Diraison sur son Cultisol
- Institut Curie à l’arrivée devant Funchal. Simple comme une
déclaration à une arrivée direz-vous. Maintenant, effectivement il y
avait plus de pression devant et les premiers à passer le Cap
Finisterre étaient les premiers servis. Si cela se révèle vrai pour
Stéphane et Jean-François Quelen (Galaz) qui sont les premiers à passer
le Cap Finisterre, la suite du calssement au cap espagnol est bien
différent. Le futur troisième de l’étape est 4e et le futur 4e, David
Krizek (Atlantik FT) est 9e… Autant dire qu’il y a eu de sacrés
bouleversements dans la grande descente vers Madère. Jeu des empannages
mal gérés, départs au tas nombreux, réductions de voile trop rapides,
phases de sommeil trop profondes après un golfe de Gascogne difficile à
gérer… Les quelques 600 milles restants vers Madère ont amené leur lot
de surprises, la plus belle étant tout de même la superbe performance
de Bertrand Castelnérac sur As de cœur qui pointe en 3e position sur
son Pogo 1 après le virage espagnol. Superbe !
Les
décalés dans l’ouest à l’image de Bertrand vont commencer alors à
souffrir et trouver moins de pression. David en glissant plus Est va
alors grappiller d’importantes places. Vincent Barnaud sur STGS.fr
reste également décalé dans l’Est et contient le retour de David. C’est
ce qui va les sauver et leur permettre de se décoller du peloton
derrière Stéphane et Jean-François qui font alors cavaliers seuls.
Hervé Piveteau (Jules Imprimerie Cartoffset) tient la pression sur une
route plus directe et s’intercale en troisième position, Bertrand en se
recalant, se fait irrémédiablement croqué au portant. L’entonnoir
commence à œuvrer et tout le monde se retrouve sur un cap au 200°.
Stéphane est en tête, Jean-François le suit mais lâche du terrain,
derrière la bagarre fait rage entre Vincent et David qui reviennent par
l’Est.
Stéphane
continue d’accélérer, trois garçons sont alors susceptibles de
remporter la deuxième place mais David va mettre du temps à se recaler
sur la route et parcourt plus de milles que les autres. Il laisse filer
le podium, Vincent se battant jusqu’au bout pour gagner la deuxième
place. Le chronomètre donnera le mot de la fin : 5 minutes et 14
secondes les séparent à l’arrivée. Côté temps, il faut noter l’arrivée
d’Hervé Piveteau 1 petite minute derrière Lucas Schroder (T Mobile One)
ou celle de Jean-Claude Guillonneau (Zerline) qui termine à 1 minute et
40 secondes derrière Matthieu Sannié sur son Orange Mini. Serrés…
Au
final, on remarque que Stéphane Le Diraison a navigué un cran au-dessus
en terme de vitesse sur l’eau en affichant un beau 7,13 nœuds de
vitesse moyenne. Vite mais en plus au bon endroit ! Même s’il
n’intercale que 2 petites heures 30 d’avance sur ses proches
poursuivants, ces derniers affichent 7,01 de vitesse moyenne tous les
deux. Ensuite, cela se joue par dixièmes de nœuds de vitesse soit des
écarts qui n’excédent jamais plus de 2 heures 20 jusqu’à la 11e place.
Il faut attendre la 23e place pour voir un écart d’arrivée de 7 heures
entre Dominique Barthel (Conseil Général de l’Isère) et Sigrid Longeau
(2B Consulting). Autre chiffre intéressant, il faut attendre la 25e
place au classement pour compter plus d’une journée de mer de retard,
soit David le Carrou sur Le Tréport. Autant dire rien ou pas
grand-chose quand on voit ce qui attend ces 43 bateaux de série dans
quelques jours maintenant…
Que dire des moyennes réalisées maintenant ? Le
jour du départ, soit le mardi 18 septembre, c’est Véronique Loisel sur
De l’espace pour la mer qui parcourt le plus de milles en une
demi-journée avec 102,6 milles à la vitesse moyenne de 4,3 nœuds. Le
lendemain, on trouve Stéphane Le Diraison avec 154,4 milles à 6,4 nœuds
de moyenne. Le 20 septembre, c’est Bertrand de Castelnérac qui remporte
la palme du nombre de milles parcourus avec 180,7 milles à la vitesse
de 7,5 nœuds. Le 21 septembre, re-Stéphane avec 229,7 milles (9,6
nœuds). Le 22 septembre, Matthieu Sannié avale le plus de milles avec
198,5 milles (8,3 nœuds) et Francisco Lobato (BPI) le 23 septembre avec
210 milles (8,8 nœuds) et le 24 septembre avec 225,9 milles (9,4
noeuds).
Source: wwwtransat6.50.org
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